mentalemachine

Vendredi 23 décembre 2005

  

 Tentative de résumé : Entre l'essai poétique et le documentaire imaginaire, dans une langue rythmée, musicale, l'auteur nous propose sa vision de la folie. la psychose comme prétexte à des cascades de sons, des déferlements d'images orchestrés par une fraiseur de mots au service d'un texte à dire... où le personnage s'adressant à son psychiatre, nous faut plonger dans le flot délirant de sa pensée et nous embarque pour une traversée du miroir où, de maux en mots, tout y passe à la machine, qui s'emballe en d'étranges contes, en d'intimes contrées et déraille sur des chemins fantasmatiques : voyage intérieur où chacun pourra à loisir se perdre... ou se trouver.

(4eme de couverture, avec l'amicale collaboration de Philippe Laly)

                                                                                           

Par daniel simonnet
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Mardi 10 janvier 2006

En simplifiant... :

1974-75 : expos de peintures à Tours

1975-1980 : spectacles multimédia " 340 M/S " avec Marcel Kanche, Adrien, Nory, Bernard Chevallier entre autres au Théâtre de Tours

1980-1983 : magazine vidéo "Confidentiel" à Nice.

1982 : performance vidéo-danse à Nice et Cannes 'avec Robecchi, Adrien, Bernard Chevallier.

1983 : performance vidéo-danse "U.danseur" Galerie le nez en l'air". Nice, avec Robecchi, Adrien, Bernard Chevallier. et Marcel Kanche. www.marcelkanche.com

1984: Premières chansons avec Robecchi pour Adrien.

1985 : clip Adrien  " Déclics et des claques", avec la Maison de l'Image à Bourges : passages sur FR3, TV6, télé suisse,

1985-1999 : chansons pour Marcel Kanche, Robecchi, Sarrazin et d'autres...

1989 : débute la vidéo en psychiatrie.

1992 : Premières pages de Mentale machine

1993 : Secondes séries de textes plus psychiatriques.

1996  : Premiere vidéo avec ma voix et la musique de Robecchi.

1999 : création des Rencontres Vidéo en Santé Mentale  ( http://videopsy.over-blog.com )

2000 : Autres textes sur lesquels est basée la deuxieme vidéo avec  Stéphane Sarrazin  pour la musique et Jacoba Ignacio pour les peintures.

2001 : remontage vidéo-numérique de l'ensemble. durée 1h.

2002 : Le texte est  terminé , même s'il subira encore ajouts, notamment de poèmes, corrections et remises en ordre ou désordre.

2003 : Enregistrement intégral du texte (4h.) avec la voix de l'auteur ( musiques : Robecchi, Sarrazin, Simonnet)

2004 : Vidéo de Raoul Robecchi  avec la voix de Marius Marc Roux.  

2005 : fin de la réalisation vidéo de Robecchi (durée 1h34) et en décembre publication chez L'Harmattan,

2006 : Mentale machine, le film de Raoul Robecchi est distribué par L'Harmattan Vidéo Diffusion
            projection à Maison Blanche

2007 : Projection au Cinéma La Clef à Paris

        : lecture par Marius-Marc Roux à la Librairie Masséna à Nice

        : projection au Cinéma du Monde à Paris

        : mise en scène par la Compgnie L'Eolienne   par Thiérry Atlan

        : captation vidéo des représentations au Perreux / Marne

 

Par daniel simonnet
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Mercredi 22 février 2006

Un article de Michèle Drancourt ( psychologue, Association Espérance Paris) paru dans "La vague à l'âme"    www.lavagalam.com  à la rubrique Curiosité.

"Mentale machine"  : non ce n'est pas le nom d'un groupe de rock... non ce n'est pas un texte rap, encore que... Ce n'est pas non plus un recueil de contrepétries, même si les lecteurs du Canard enchainé peuvent y trouver du grain à moudre... Avec des résonances à la Boby Lapointe, des affinités avec L.F. Céline, tant pour les rythmes que pour les ambiances plutôt glauques pour ne pas dire noires..., il ne s'agit pourtant ni de chansons, ni de roman. Vous donnez votre langue au chat , je vous donne quelques pistes.

 Le livre, puisqu'il s'agit d'un livre publié récemment, porte le sous-titre poème, et la quatrième de couverture nous parle "d'essai poétique et de documentaire imaginaire" où "l'auteur nous propose sa vision de la folie".   L'auteur : Daniel Simonnet. Profession : infirmier en psychiatrie engagé dans la création vidéo. Poète à ses heures, amoureux de la langue et de ses rythmes : "Lumières des étoiles amourantes..." c'est trop beau, non ?  poème donc, en forme de soliloque, ce texte original et courageux  - lorsque l'on sait que le barreur est un soignant - nous raconte des morceaux de vie en faisant exploser la langue qui se désarticule pour se glisser dans des sons et des sens nouveaux, une langue qui s'emballe, s'envole, fuse, transfuse, jongle, dérive... 

 Dans la tension et l'exaltation qui animent le malheureux locuteur ( qui s'adresse à un "docteur" toujours muet, sinon absent ), on pourra reconnaitre les signes de la folie, mais surtout une tentative désespérée de se rassembler, de se faire entendre, de retrouver des images, souvenirs déformés d'un temps révolu, de balancer tout le paquet, jusqu'à l'épuisement.

Epuisement du sens par une course effrénée des mots qui toujours se dérobent et mutent dans une langue qui ne "tient" pas, et toujours se défait. Epuisement des sens, de la souffrance, des maux, portés jusqu'à l'incandescence.  Le voyage est parfois fatiguant ( j'ai dû m'arrêter plusieurs fois ) mais pour qui aime les mots et se sent proche de la folie ( la sienne comme celle des autres ) la traversée est passionnante.  Michèle Drancourt.

Daniel Simonnet, Mentale machine, L'Harmattan. novembre 2005.

                                                                                                                                                                                                                    

 

Par daniel simonnet
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Dimanche 18 juin 2006

 

J'ai lu le point de vue de Mme Drancourt sur Mentale machine :  plutôt qu'"épuisement du sens", je ressens un déferlement du sens. un tsunami verbal qui enfle, déferle, et s'immisce lors d'une décrue faussement apaisée, dans tous les recoins du sens. Recoins auxquels je n'accède pas toujours 'ce qui ne me dérange pas) et auxquels je n'associe pas toujours une émotion même confuse.

Dans ces moments m'apparait alors non pas "une langue qui ne se tient pas et toujours se défait" mais au contraire une langue structurée, maitrisée, virtuose ( avec aussi la connonation péjorative de la technicité), absolument juste et en même temps désenchantée / en perte d'émotion.

Je préfère les temps moins brillants , moins sophistiqués, moins foisonnants où l'exhaustivité (dans les jeux ? avec le sens) cède à l'ellipse et à la poésie. Ces moments là me restent en tête.

Cela me renvoie moi aussi à mes lectures de Céline. " le voyage est fatigant" écrit Mme Drancourt... Comme elle, en dépit de plusieurs tentatives, je ne suis pas parvenu à lire Mentale Machine d'une traite (ce qui me paraissait une expérience intéressante).

Pareillement je n'ai pu voir le film en une seule vision, là c'est le côté Antoninartaudesque du comédien qui me vrille le neurone. J'ai le sentiment d'une redondance entre le texte emballé et polysémique à outrance et le jeu survolté "bienvenu dans la quatrième dimension schizopsychiatrique. J'aimerai bien entendre une tentative en contre-pied "à plat"-"liste de courses"- "fin de batterie"...  

Philippe Establet. Ergothérapeute. Nancy.

Par Philippe Establet
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Jeudi 2 novembre 2006

Signature de Mentale machine au Café Le Milénium

dans le cadre des Rencontres Vidéo en Santé Mentale - Paris

Jeudi 16 novembre 18 h

avec Jackie Berroyer

http://videopsy.over-blog.com

Par daniel simonnet
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